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"Deuxièmeavis.fr" : nouvelle affaire ou dernière Ubérisation de la santé ?

6 janvier 2016

Le site annonce que :

- "prendre un 2ème avis médical est tout à fait légitime dès lors qu'on est confronté à une maladie grave ou une invalidité (...)"

-"il permet aux patients d'obtenir un 2ème avis médical entre 48h et 7 jours (...)"

-"il est une réponse particulièrement pertinente pour toutes les personnes ayant des difficultés de mobilité (...)

-"il a été autorisé par la CNIL et a conclu un contrat avec l'ARS (...)"

-"il est hébergé par un hébergeur de données de santé agréé par l'ASIP (Agence des Systèmes d'Information Partagées de Santé) (...)" 


Le débat ?

  • il faut débourser 295 euros en ligne, qui ne sont pas remboursés
  • c'est une brèche supplémentaire dans l'égalité des soins
  • le médecin traitant peut se trouver court-circuité
  • les praticiens peuvent le vivre comme une mise en coucurrence (hiérarchisation des avis)
  • le CNOM condamne "une pratique médicale à une simple prestation électronique moyennant rétribution via des plateformes du secteur marchand"
  • c'est contourner le parcours de soins
  • pendant que 90% des français se disent satisfaits du conseil de leur praticien 


En réalité :

  • il s'agit d'un service de "téléconseil médical personnalisé" (très répandu à l'étranger comme aux US)
  • assuré dans le respect des textes (art. L. 6316-1 et suivants du Code de la santé publique et le décret n°2010-1229 du 19 octobre 2010, relatifs à la télémédecine); des droits des patients ; du principe de la déontologie médicale (cf. "Charte de conformité déontologique applicable aux sites webs professionnels des médecins" publiée par le CNOM le 30 janvier 2014)
  • les "Web plaques" ont été autorisées par le CNOM (respect des mentions prévues à l'art. R. 4127-81 du Code de la santé publique)


Et puis :

  • deux avis valent mieux qu'un
  • il évite de se déplacer ce qui n'est pas négligeable pour les personnes âgées et celles en situation de handicap
  • il faut admettre -et évoluer- avec la marche de "l'Ubérisation" qui touche également la santé
  • mais l'intervention d'un tiers (marchand) s'interposant entre le médecin et son patient peut interroger ...  





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